Étoile de Bethléem SMB
Société missionnaire de Bethléem
CHAQUE JOUR LA PAROLE DE DIEU
Avr 01
Seigneur, donne-nous de cette eau !

Seigneur, donne-nous de cette eau !

L’eau traverse les lectures de ce jour comme un fil de vie. Qu’elle coule en vision prophétique ou jaillisse dans une piscine oubliée, elle symbolise la guérison, la fécondité, la nouveauté. Et au cœur de cette symbolique : le Christ, source intarissable.

Une eau qui fait vivre

« Dieu est pour nous refuge et force, secours dans la détresse, toujours offert. » (Ps 45, 2)

Dans sa vision, Ézéchiel voit une eau qui coule du Temple. Ce n’est pas une eau banale : elle devient torrent, puis fleuve, elle irrigue la terre, purifie la mer, nourrit les arbres, attire la vie. Partout où elle passe, la vie foisonne.

C’est une image forte, une promesse : là où Dieu agit, la stérilité recule. Là où sa grâce se répand, quelque chose recommence. Cette eau qui guérit, c’est déjà la figure du Christ, source de toute vie nouvelle.

Une parole qui relève

L’Évangile nous transporte à la piscine de Bethzatha. Autour d’elle, des corps brisés, des vies figées, des regards éteints. Parmi eux, un homme, malade depuis 38 ans. Il attend, encore. Mais il n’a personne pour l’aider.

Alors Jésus arrive. Il ne discute pas. Il ne théorise pas. Il pose une question directe :

« Veux-tu être guéri ? » (Jn 5, 6)

Puis il ordonne :

« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »

Et l’homme obéit. Sans comprendre. Il fait confiance. Il se lève. Il marche. Et il entre dans une vie nouvelle.

Un appel à la confiance

Combien de fois restons-nous immobiles devant la grâce ? Combien de fois attendons-nous un signe, un mouvement d’eau, un miracle, alors que le Christ est là, debout, devant nous, nous invitant à nous lever ?

Aujourd’hui, le Seigneur ne nous demande pas d’attendre, mais de lui faire confiance. De nous appuyer sur sa parole, de marcher même si la guérison ne semble pas encore là.

Car il est la source, l’eau vive, celle qui purifie, qui soigne, qui restaure.

 

Prière du jour

Seigneur Jésus, toi qui es source d’eau vive, regarde mes fatigues, mes enfermements. Dis un mot, et je marcherai. Verse en moi ta grâce, et je vivrai. Fais de ma vie un lieu où d’autres aussi pourront boire. Amen.


Références bibliques

  • Ézéchiel 47, 1-9.12
  • Jean 5, 1-16

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

À l’occasion d’une fête juive,
Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis,
il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha.
Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades,
aveugles, boiteux et impotents.
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là,
et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps,
lui dit :
« Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit :
« Seigneur, je n’ai personne
pour me plonger dans la piscine
au moment où l’eau bouillonne ;
et pendant que j’y vais,
un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit :
« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri.
Il prit son brancard : il marchait !
Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied :
« C’est le sabbat !
Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »
Il leur répliqua :
« Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit :
“Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent :
« Quel est l’homme qui t’a dit :
“Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli
ne savait pas qui c’était ;
en effet, Jésus s’était éloigné,
car il y avait foule à cet endroit.

Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit :
« Te voilà guéri.
Ne pèche plus,
il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs
que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus
parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Pour lire les lectures du jour : AELF – 1er avril 2025.

À méditer

  • Quelles sont les eaux mortes dans ma vie que Jésus peut ranimer ?
  • Suis-je prêt à me lever quand le Seigneur m’appelle, ou est-ce que je reste figé dans mes vieilles blessures ?
  • Quelle confiance ai-je en sa parole, aujourd’hui ?